Le premier ministre du Québec, François Legault, a exprimé mercredi son mécontentement envers Michael Rousseau, le président-directeur général d’Air Canada, en exigeant sa démission suite à une allocution presque entièrement prononcée en anglais lors d’un événement à l’aéroport LaGuardia.
Legault a déclaré que si Rousseau ne parle pas français, il devrait quitter son poste. Il a rappelé qu’Air Canada a son siège social à Montréal et emploie de nombreux travailleurs et clients francophones, ajoutant que le PDG avait promis il y a cinq ans d’apprendre la langue française. Cependant, Legault a souligné que Rousseau n’a toujours pas atteint cet objectif, ce qui constitue selon lui un manque de respect envers ses employés et clients francophones.
La vidéo publiée lundi par Rousseau, dans laquelle il s’exprime uniquement en anglais avec des sous-titres en français pour offrir ses condoléances aux proches des personnes décédées dans l’accident du vol AC8646 à New York, a suscité un tollé. Au moment où ces lignes étaient écrites, le Commissariat aux langues officielles avait reçu pas moins de 561 plaintes.
Le premier ministre canadien Mark Carney s’est également exprimé sur la question, déclarant être « très déçu » par le message unilingue de Rousseau. Les élus ont évité de se prononcer sur les appels à la démission du PDG d’Air Canada, mais ont réaffirmé leur exaspération devant des lacunes qui perdurent depuis plusieurs années.
Le ministre des Services publics Joël Lightbound a déclaré qu’il y avait un « sérieux examen de conscience » à faire de la part de Rousseau, tandis que le ministre des Langues officielles Marc Miller a jugé inacceptable son manque de maîtrise du français. Le candidat à la direction de la Coalition avenir Québec Bernard Drainville a également exigé le départ immédiat de Rousseau.
Le vice-président aux communications d’entreprise chez Air Canada, Christophe Hennebelle, a maintenu que Rousseau n’avait pas l’intention de démissionner, affirmant qu’il était important pour lui de rester à la barre de l’entreprise en période de crise. Hennebelle a ajouté que Rousseau regrettait profondément les événements des derniers jours et avait passé plus de 300 heures à prendre des cours et plus de 250 heures à faire du travail personnel pour améliorer sa maîtrise du français.
En conclusion, il est clair que la situation linguistique d’Air Canada pose un problème depuis plusieurs années. Les appels à la démission de Michael Rousseau ont été nombreux ces derniers jours, mais le PDG assure qu’il n’a pas l’intention de quitter son poste. La question qui se pose maintenant est : comment Air Canada peut-elle améliorer sa politique linguistique pour répondre aux attentes des francophones au Québec et au Canada?
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