Le Yémen, pays dévasté par une guerre civile qui a duré 12 ans et plongé 80% de sa population sous le seuil de pauvreté, est pour l’instant épargné par la guerre qui oppose les États-Unis, Israël et l’Iran dans toute la région. Cependant, cette exception pourrait bientôt prendre fin si les rebelles houthis, fidèles alliés de Téhéran, sont entraînés dans ce conflit.
Les Yéménites craignent d’être entraînés dans une nouvelle guerre alors que leur pays peine encore à se relever des ravages de celle qui a fait rage pendant plus d’une décennie. Yazan, un habitant de Dhamar au cœur du territoire contrôlé par les Houthis, témoigne : « La population ne peut pas survivre. Pas de travail, pas de nourriture, l’absence de soin. Imaginez aujourd’hui une nouvelle guerre, cela veut dire : préparez-vous pour partir en enfer. »
Rasheed, quant à lui, habite Sanaa, la capitale du Yémen. Il rappelle que les gens sont encore occupés à se reconstruire et réparer les dommages causés par la guerre précédente. Cependant, il est convaincu que les Houthis finiront par être entraînés dans l’escalade régionale : « À un moment, ils vont être obligés de soutenir l’Iran. Pour l’instant, ils se préparent. Ils attendent le bon moment pour s’engager. Ça m’inquiète beaucoup… J’ai peur pour ma famille. »
Si les Houthis entrent en guerre aux côtés de l’Iran, cela pourrait entraîner une nouvelle interruption du trafic maritime en mer Rouge, alors que le commerce mondial est déjà entravé par l’Iran dans le détroit d’Ormuz.
Il est important de noter que la trêve entre les rebelles houthis et le gouvernement d’Aden reste fragile. Dans ces conditions, il est compréhensible que les Yéménites craignent une nouvelle guerre qui pourrait entraîner encore plus de destruction et de souffrances pour leur pays déjà meurtri.
En tant que journaliste spécialisée en conflits internationaux, je ne peux m’empêcher de souligner l’importance de la diplomatie dans cette situation. Les acteurs régionaux et internationaux doivent tout mettre en œuvre pour éviter un conflit supplémentaire au Yémen, qui serait catastrophique pour sa population déjà très vulnérable.
Je vous invite à réfléchir avec moi : comment pouvons-nous encourager les parties prenantes à chercher des solutions pacifiques plutôt que de recourir à la force ?
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