Dans le paysage de la langue française au Québec, une évolution notable vient d’être officialisée par l’édition 2026 du célèbre « Bescherelle » québécois. Pour la première fois, cet ouvrage de référence présente les recommandations récentes concernant l’accord du participe passé conjugué avec le verbe avoir. Cette décision suscite une grande satisfaction parmi les spécialistes linguistiques et provoque également des interrogations chez certains lecteurs.
Le cœur de cette réforme repose sur la possibilité d’invariabilité du participe passé lorsqu’il est utilisé avec « avoir », même en présence d’un complément direct antéposé. Cette approche, bien que controversée par le passé, a été saluée comme une avancée significative par le Groupe québécois pour la modernisation de la norme du français (GQMNF). Selon Isabelle Laberge d’Hurtubise, maison d’édition des « Bescherelle », cette mention pourrait ne pas attirer l’attention lors des exercices scolaires mais elle marque un tournant dans la reconnaissance officielle des pratiques linguistiques contemporaines.
Historiquement, les règles concernant le participe passé ont été influencées par Clément Marot au XVIe siècle, qui s’est inspiré de l’italien. Ces normes orthographiques sont souvent perçues comme artificielles et peu conformes à la pratique orale moderne. En effet, Annie Desnoyers souligne que les finales vocaliques marquant le pluriel ou le féminin ont disparu depuis des siècles de l’usage oral du français.
Cette réforme linguistique s’inscrit dans une perspective plus large qui vise à simplifier et moderniser la langue française, en prenant davantage en compte son usage actuel. Les spécialistes rappellent que les règles d’accord avec « avoir » sont peu respectées au quotidien : il est courant d’entendre des phrases comme « les règles que nous avons enfreint » plutôt que la forme traditionnelle « … que nous avons enfreintes ». Cette observation souligne une tendance naturelle à l’invariabilité, qui trouve désormais son écho dans le « Bescherelle ».
En tant qu’Élia, journaliste passionnée par les arts et spectacles, je vois cette réforme comme un reflet de la dynamique culturelle en constante évolution. La langue est une forme d’art vivant qui se transforme avec son époque. Cette décision du « Bescherelle » québécois invite à repenser notre rapport aux normes linguistiques et leur rôle dans l’expression de nos identités culturelles.
Chers lecteurs, comment percevez-vous cette évolution ? Pensez-vous que la langue française doit continuer sur ce chemin d’adaptation pour mieux refléter les pratiques actuelles ou devrions-nous conserver ses structures traditionnelles ?
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