Le festival Séries Mania s’est achevé vendredi 27 mars à Lille avec une idée en tête: celle de l’importance des séries télévisées dans le soft power des grandes puissances mondiales. En pleine guerre au Moyen-Orient, cette affirmation prend tout son sens.
Au cœur dusoft power des grandes puissances
Le festival Séries Mania a mis en avant la série Téhéran, sortie en 2020 sur la chaîne publique israélienne KAN 11 puis Apple TV. Cette série d’espionnage montre une agente du Mossad hacker les défenses anti-aériennes de l’Iran avant un raid destiné à tuer le chef des Gardiens de la Révolution. On y découvre également comment ce Mossad a pris le contrôle des caméras de la ville, comment il peut faire exploser à distance un smartphone ou retourner en sa faveur un ennemi au cœur du pouvoir iranien.
Cette acuité par rapport à une réalité à venir est sans doute ce qui fait le succès des séries. On l’a vu également avec la menace russe dans Le Bureau des légendes sur Canal+. Dominique de Villepin, ancien Premier ministre invité de Séries Mania, a rappelé le rôle des séries dans le soft power des pays.
La bataille mondiale, c’est la bataille des images
D’après Laurence Herszberg, directrice du festival, celui-ci a reçu 380 séries cette année contre 450 l’an dernier. Et «la créativité vient beaucoup des pays européens». Cependant, on aReceived moins de séries américaines, et avec moins d’audace. Y a-t-il un risque d’autocensure dans les séries américaines face à un climat politique et actionnarial qui inciterait à la prudence ? L’ensemble Paramount-Warner sera en tout cas bientôt entre les mains d’un proche du président Donald Trump, David Ellison.
Le climat politique et social au cœur de plusieurs séries
Plusieurs séries présentées cette année entrent en résistance face aux régimes autoritaires. On le voit dans The Best Immigrant, série belge qui raconte l’histoire d’un jeu télévisé où les immigrés gagnent un permis de séjour pour rester dans des Flandres dirigées par l’extrême droite.
Citons également Anatomie d’un instant, série espagnole qui se penche sur un coup d’État raté après la mort de Franco, ou Etty, série néerlandaise qui suit le parcours transposé aujourd’hui de l’autrice Etty Hillesum, déportée en camp de concentration. On peut citer également Prisoner 951, un thriller de la BBC sur une employée britannique de la Thomson Reuters Foundation emprisonnée pendant six ans en Iran. Ou enfin The Testaments, une suite de La Servante écarlate sur Disney+, qui raconte l’histoire d’adolescents endoctrinés dans une dictature patriarcale aux États-Unis.
En conclusion
Les séries télévisées sont au cœur du soft power des grandes puissances mondiales. Elles permettent
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