Dans le monde de la langue française, où les règles et usages évoluent constamment, voici que s’annonce un changement notable : le «Bescherelle» québécois reconnaît désormais la réforme du participe passé. Cette décision suscite une véritable liesse parmi les spécialistes de langue au Québec qui militaient pour cette évolution depuis 2014. Publiée et mise à jour le 18 avril, l’information provient d’une source fiable : Le Devoir.
Le «Bescherelle» québécois, publié aux éditions Hurtubise, expose désormais dans sa section «Grammaire du verbe» ce qu’il appelle «le problème du participe passé». Cette problématique tient à l’accord presque exclusif de cette règle à l’écrit et non entendu à l’oral. Pourquoi alors continuer d’imposer une norme qui ne résonne plus dans la pratique quotidienne ? La nouvelle édition du «Bescherelle» propose, pour la première fois, la possibilité d’invariabilité du participe passé conjugué avec avoir, tout en reconnaissant que le participe passé employé avec être peut recevoir l’accord du sujet. Cette double option reflète les recommandations du Conseil international de la langue française et de la Fédération internationale des professeurs de français.
Cette réforme linguistique est accueillie avec enthousiasme par le Groupe québécois pour la modernisation de la norme du français (GQMNF), qui s’est félicité sur les réseaux sociaux. Pourtant, cette évolution n’est pas sans susciter des inquiétudes chez certains lecteurs, témoignant d’une certaine résistance au changement. Le débat autour de la langue est toujours riche en émotions et en convictions profondes.
Annie Desnoyers, étudiante au doctorat en linguistique et porte-parole du GQMNF, rappelle que le français a connu des transformations phonétiques significatives entre les XVIIe et XIXe siècles. Les finales vocaliques qui marquaient autrefois le pluriel ou le féminin ont disparu de la prononciation orale mais sont restées dans l’orthographe, imposant aux enfants francophones un système qu’ils n’entendent pas naturellement.
Enfin, il est intéressant de noter que cette règle d’accord du participe passé avec avoir et complément direct antéposé est souvent ignorée dans le langage courant. Le «Bescherelle» lui-même admet que l’on entend fréquemment des tournures comme « les règles que nous avons enfreint », plutôt que la forme traditionnelle « que nous avons enfreintes ». Cette observation souligne à quel point les pratiques linguistiques évoluent, souvent indépendamment de ce qui est écrit.
Cette réforme du participe passé n’est pas seulement une question grammaticale ; elle reflète un mouvement plus large vers l’adaptation des normes linguistiques aux usages contemporains. En tant que journaliste passionnée par les arts et la culture, je vois dans cette évolution une belle illustration de la manière dont notre langue vit et se transforme avec nous.
Chers lecteurs, comment percevez-vous ces changements ? Est-ce un pas vers plus de simplicité ou une perte d’une certaine richesse linguistique ?
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