Le gouvernement égyptien a décrété samedi 28 mars un couvre-feu commercial d’un mois pour faire face à la hausse des prix de l’énergie, conséquence directe du conflit qui sévit au Proche-Orient. Cette mesure vise à économiser de l’énergie en imposant la fermeture des magasins non essentiels avant l’heure habituelle.
Dans les rues commerçantes du Caire, l’ambiance est particulière depuis l’entrée en vigueur de cette nouvelle réglementation. Les magasins ferment leurs portes plus tôt que d’habitude, rappelant ainsi une période de couvre-feu similaire à celle connue lors de la pandémie de COVID-19. Les commerçants expriment leur frustration face à cette mesure qui impacte directement leur activité. Un boucher interrogé par notre correspondant au Caire confie qu’il trouve injuste que cette loi s’applique tous les jours, et non pas seulement le week-end.
Pourtant, certains commerces sont autorisés à rester ouverts plus tard, sous certaines conditions. Ainsi, un vendeur de grillades peut continuer son activité, mais doit baisser la lumière pour économiser de l’énergie. Cette mesure suscite beaucoup d’incompréhension chez les Egyptiens qui se sentent une fois de plus punis par les conséquences économiques du conflit.
L’Égypte, qui échappe aux bombardements mais pas aux conséquences économiques du conflit, a vu sa situation empirer ces derniers temps. Le pays est passé du statut d’exportateur net de gaz à celui d’importateur net, en raison notamment de l’interruption de la production israélienne due au conflit. Timothy Kaldas, directeur adjoint du think tank Tahrir Institute for Middle East Policy, souligne que les conséquences économiques de la guerre ne font que commencer pour les pays fragiles comme l’Égypte.
Face à cette situation préoccupante, le gouvernement égyptien multiplie les mesures contraignantes pour faire face à la crise. Parmi elles figurent l’extinction des lumières dans les rues et l’interruption temporaire du métro, qui a déjà eu lieu ces derniers jours.
En conclusion, il est clair que la guerre au Proche-Orient a des conséquences économiques importantes sur les pays de la région, notamment en termes d’énergie. La mesure prise par le gouvernement égyptien pour faire face à cette crise est une preuve supplémentaire de l’impact direct du conflit sur l’économie du pays. Cependant, il convient de se demander si ces mesures suffiront à résoudre durablement la situation économique des Egyptiens ou si elles ne font que reporter les problèmes à plus tard.
Nexia
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