Le premier ministre Mark Carney s’est montré évasif lundi quant aux possibles conséquences pour son député libéral Michael Ma suite à ses déclarations controversées sur le travail forcé en Chine lors d’une audience de la Chambre des communes jeudi dernier.
Lors d’une annonce concernant le logement à Toronto en compagnie du premier ministre de l’Ontario Doug Ford et de la mairesse de Toronto Olivia Chow, Carney a évité de répondre directement aux questions portant sur les propos tenus par Ma. Il s’est contenté de souligner que ce dernier avait présenté des excuses pour ses commentaires et qu’il demeurait membre du caucus libéral.
Ma avait semblé mettre en doute l’existence de travail forcé en Chine lors d’une audition de la commission parlementaire, suscitant une vive réaction de Margaret McCuaig-Johnston, chercheuse principale à l’Université d’Ottawa. Il s’était ensuite excusé et avait précisé que ses propos visaient le travail forcé à Shenzhen plutôt qu’au Xinjiang.
Carney a affirmé que Ma avait présenté des excuses directement auprès de McCuaig-Johnston, mais cette dernière a déclaré n’avoir reçu aucune excuse personnelle du député libéral. Le ministre responsable du commerce Canada-États-Unis, Dominic LeBlanc, a quant à lui déclaré ne pas être inquiet que les propos de Ma puissent nuire aux efforts canadiens pour éliminer le travail forcé des chaînes d’approvisionnement.
Il est important de noter qu’il n’y a eu aucune précision concernant la participation de Michael Ma à une soirée de collecte de fonds libérale prévue lundi soir à Markham, en Ontario, où Carney devait prendre la parole. La situation reste donc floue quant aux éventuelles conséquences pour le député libéral et son rôle au sein du parti.
En tant que journaliste politique, je ne peux m’empêcher d’être préoccupée par l’attitude de Carney face à cette crise. Son manque de transparence sur les possibles sanctions envers Ma pourrait être perçu comme un manque de Leadership et une tolérance envers des propos controversés. Il est crucial pour le gouvernement de montrer son engagement envers la défense des droits humains, y compris en matière de travail forcé.
Je vous invite donc à réfléchir avec moi : comment le premier ministre Mark Carney peut-il restaurer la confiance du public dans sa capacité à prendre des mesures fermes face aux déclarations inappropriées de ses députés ?
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