Titre original : La taxe française sur les petits colis en ligne : une mesure qui fait des vagues dans la filière logistique
L’entrepôt de Clevy Links, situé près de l’aéroport Paris-Charles de Gaulle, est aujourd’hui désert. Il y a encore quelques semaines, cet endroit était un véritable hub pour les plateformes chinoises à bas prix comme Temu, Shein et Alibaba. Mais depuis le 1er mars dernier, une nouvelle taxe de 2 euros instaurée par l’État français sur les petits colis en provenance de l’extérieur de l’Europe a complètement bouleversé la donne.
Cette mesure, annoncée fin 2025 par le ministre de l’Économie Roland Lescure, visait à protéger les commerces français des dégâts causés par ces plateformes en ligne. Cependant, elle a eu pour conséquence immediate un détournement massif des flux de colis vers d’autres pays européens, comme la Belgique et les Pays-Bas.
Frédéric Campagnac, fondateur et président de Clevy Links, regrette amèrement cette situation : « Depuis le 1er mars, on n’a pas dédouané un seul colis. Ça a été très soudain. » Les employés de l’entrepôt sont désormais au chômage technique, à attendre que la situation se débloque.
Mais ce n’est pas seulement Clevy Links qui est touchée par cette mesure. Selon Yannick Buisson, vice-président de l’Union des entreprises transport et logistique de France (Union TLF), toute la filière qui traitait ces petits colis en France est complètement chamboulée. Les déclarations douanières liées au e-commerce ont chuté de 92 %, preuve que les flux de colis se sont détournés vers d’autres destinations.
Il est vrai que cette taxe était motivée par une volonté d’équité fiscale entre ce qui arrive du bout du monde par des petits colis et ce qu’on peut acheter au coin de la rue. Cependant, il est également clair que cette mesure a eu des conséquences imprévues sur l’activité économique en France.
En effet, cette taxe n’a été appliquée qu’en France dans un marché qui est européen. Cela signifie que les entreprises ont simplement délocalisé leurs activités vers d’autres pays où la fiscalité est plus avantageuse. Au final, c’est peut-être le consommateur français qui payera le prix fort, avec des coûts de livraison plus élevés et une offre moins variée.
Alors, quelle est la solution à ce problème ? Faut-il maintenir cette taxe pour protéger les commerces français, au risque de voir l’activité économique se délocaliser vers d’autres pays ? Ou faut-il plutôt repenser notre fiscalité pour encourager
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