Quand on parle d’éducation au Québec, il faut être clair : la situation à l’Institut Teccart est un désastre. Les révélations sur ce collège privé montréalais ne sont pas seulement choquantes ; elles mettent en lumière une gestion catastrophique qui a miné psychologiquement et financièrement des étudiants étrangers venus ici pour le « rêve canadien ». La ministre de l’Enseignement supérieur, Martine Biron, est « très préoccupée » par la situation. Et elle aurait raison d’être : comment peut-on tolérer que des institutions privées se permettent de traiter les étudiants avec autant de mépris ?
L’enquête menée par La Presse révèle un tableau sombre de lacunes sur le plan pédagogique et administratif. Des étudiants changés de programme ou même de campus à leur insu, des erreurs administratives aux conséquences graves, une communication jugée déficiente… C’est inacceptable dans n’importe quel établissement d’enseignement, encore moins pour ceux qui viennent du monde entier avec l’espoir de bâtir un avenir meilleur. La ministre Biron a bien fait de demander la tenue d’une enquête approfondie ; il est temps que les responsables rendent des comptes et que des actions concrètes soient prises pour corriger ces abus.
Mais ce n’est pas seulement une question de gestion interne. La députée libérale Michelle Setlakwe a raison d’affirmer que cette situation est le reflet d’un échec plus large : celui de la stratégie de la Coalition avenir Québec (CAQ) en matière d’immigration et d’éducation. Au lieu de cibler les problèmes spécifiques, la CAQ a opté pour une approche mur à mur avec le projet de loi 74 et des quotas qui ont fini par pénaliser l’ensemble du système éducatif québécois. Les cégeps et universités n’étaient pas responsables de ces abus, mais ils en portent maintenant les stigmates.
Il est temps que le gouvernement reconsidère sa stratégie et donne aux ministères concernés les moyens d’agir efficacement. La situation à l’Institut Teccart ne doit plus être tolérée ; elle doit servir de rappel cruel qu’une politique éducative rigide, sans flexibilité ni adaptation au terrain réel, est vouée à l’échec.
Enfin, il faut se demander : comment pouvons-nous améliorer notre accueil des étudiants internationaux pour éviter que de tels drames ne se reproduisent ? Les institutions doivent être tenues responsables et les politiques publiques révisées. Sinon, le « rêve canadien » risque bien de devenir un cauchemar pour beaucoup d’autres encore.
Alors, lecteurs, que ferons-nous pour garantir que l’éducation au Québec reste une lumière dans la vie des étudiants internationaux et non plus leur pire cauchemar ?
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