Les ingénieurs du gouvernement québécois ont montré qu’ils ne sont pas des figurants dans le jeu politique et syndical. Avec un mandat de grève approuvé par une majorité écrasante de 87,5%, ils envoient un message clair : on compte sur eux pour défendre leurs droits et conditions de travail.
Ces ingénieurs, membres de l’Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec (APIGQ), ne sont pas à prendre à la légère. Ils travaillent dans des ministères cruciaux comme celui des Transports ou encore de la Cybersécurité. Leur mobilisation n’est donc pas une simple grève parmi d’autres ; c’est un avertissement sérieux au gouvernement sur l’importance de leurs revendications.
Le président de l’APIGQ, Marc-André Martin, est « très satisfait » du fort soutien reçu. Il ne cache pas sa frustration face à la perception erronée d’un manque de mobilisation par le Conseil du trésor. Les ingénieurs ont déjà fait sentir leur mécontentement en débrayant durant huit jours en 2025, et aujourd’hui, ils sont prêts pour une escalade si nécessaire.
Le cœur des revendications repose sur trois points majeurs : le télétravail, l’aménagement des bureaux, et surtout, l’octroi d’une « enveloppe sectorielle ». Cette dernière est cruciale car elle permettrait de financer des avantages spécifiques dépassant les 17,4% d’augmentations salariales sur cinq ans accordées aux autres employés de l’État. Le Conseil du trésor assure que ces paramètres sont comparables à ceux offerts ailleurs dans le secteur public et parapublic, mais pour les ingénieurs, cela ne suffit pas.
Les négociations semblent être au point mort actuellement, la prochaine séance étant encore incertaine. La présidente du Conseil du trésor, France-Élaine Duranceau, a tenté de calmer le jeu en soulignant l’équité entre les groupes et en invitant à poursuivre les discussions en médiation. Mais pour les ingénieurs, il est clair que des concessions supplémentaires sont nécessaires.
Alors qu’ils se préparent à informer Québec de la teneur précise de leur mandat de grève, on peut s’interroger : le gouvernement prendra-t-il au sérieux cette mobilisation sans précédent ? Ou devrons-nous assister à une nouvelle escalade des tensions dans ce dossier déjà long et complexe ?
Quand finira-t-on par reconnaître l’importance cruciale de ces ingénieurs pour la bonne marche du Québec ?
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