**Le patron d’OpenAI fait polémique**
Dans les couloirs d’OpenAI, les langues se délient et les témoignages se multiplient. Ils ont tous en commun de dépeindre Sam Altman, le PDG de l’entreprise, sous un jour peu flatteur. Brillant communicant, mais incapable de dire la vérité : voilà comment beaucoup de ses collaborateurs le décrivent.
Cette réputation sulfureuse n’est pas nouvelle. Depuis des années, Altman traîne derrière lui une réputation qui fait froid dans le dos. Un membre du conseil d’administration le décrit comme quelqu’un combinant « un fort désir de plaire » et « un manque presque sociopathe des conséquences de tromper les autres ».even Aaron Swartz, figure respectée de la Silicon Valley, n’a pas hésité à qualifier Altman de « sociopathe ».
Mais ce ne sont pas là les seuls reproches faits au patron d’OpenAI. Des exemples de mensonges systématiques ont été documentés par Ilya Sutskever, l’ex-chef scientifique de l’entreprise, et Dario Amodei, ancien directeur de la recherche et fondateur d’Anthropic. Ces deux-là ont compilé des dizaines de messages Slack et de fichiers RH pour prouver « un schéma cohérent de mensonges ».
Pourtant, OpenAI opère un immense virage stratégique pour mieux rivaliser avec Anthropic. Mais ce changement de cap est-il justifié si son patron est accusé de tels agissements ? La question se pose d’autant plus que les ambitions d’OpenAI sont encore floues.
En effet, Altman a été soupçonné de mensonges sur des fonctionnalités de GPT-4 qui n’auraient pas été validées par un panel de sécurité. Et ce ne serait là qu’un exemple parmi tant d’autres : « Il met en place des structures qui le contraignent sur le papier… Puis les démantèle quand vient le moment d’être contraint », résume un ancien chercheur.
Mais l’appétit financier d’Altman inquiète également. Ses liens étroits avec le cheikh Tahnoon des Émirats arabes unis ont soulevé de sérieux signaux d’alarme au sein de l’administration Biden, qui lui a refusé une habilitation sécurité en raison de ses « liens financiers étrangers ». Ce virage vers le pouvoir et l’argent s’est accompagné d’un abandon progressif des engagements fondateurs d’OpenAI sur la sécurité.
Alors que les ambitions d’OpenAI grandissent, il est temps de se poser la question : peut-on faire confiance à Sam Altman pour diriger une entreprise aussi puissante ? La balle est dans le camp des actionnaires et des décideurs politiques.
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