Dans une séquence inattendue qui secoue le paysage politique québécois, l’ancien ministre de la Cybersécurité et des Technologies numériques, Gilles Bélanger, a décidé de quitter la Coalition Avenir Québec (CAQ). Ce départ survient peu après son exclusion du Conseil des ministres par la nouvelle première ministre, Christine Fréchette. L’information est tombée mercredi soir via un message sur les réseaux sociaux, quelques minutes seulement après que Radio-Canada eut rapporté cette décision.
Gilles Bélanger n’est pas un novice en politique; il a été le premier élu à appuyer Christine Fréchette lors de la course à la chefferie caquiste. Cependant, avant même l’assermentation du nouveau Conseil des ministres, M. Bélanger avait exprimé ses inquiétudes concernant la protection des données numériques dans le cadre du Dossier santé numérique. Il a sonné l’alarme sur ce qu’il percevait comme un projet mal aligné et susceptible de dérailler. Son message clair : il maintient sa position critique, affirmant que les principes de souveraineté numérique doivent être défendus.
Lors d’une entrevue avec Radio-Canada, M. Bélanger a exprimé son désaccord avec le nouveau Conseil des ministres, qu’il ne reconnaît pas comme représentatif du « renouveau audacieux » promis par Christine Fréchette. Il avait même menacé de démissionner si Bernard Drainville, l’adversaire principal dans la course à la direction caquiste, était choisi. Finalement, c’est Mme Fréchette qui a été choisie comme cheffe et première ministre, mais le cabinet qu’elle forme laisse peu de place aux pro-Bélanger.
Le nouveau Conseil des ministres est dominé par les partisans de Bernard Drainville : Samuel Poulin, Simon Jolin-Barrette, Sonia Bélanger, Kariane Bourassa font partie des nouveaux visages. Gilles Bélanger se retrouve ainsi l’un des cinq anciens ministres exclus du saint des saints. Contrairement aux autres qui avaient annoncé leur retrait de la politique provinciale, M. Bélanger avait choisi de rester actif et représentatif.
En choisissant de siéger comme député indépendant à l’Assemblée nationale du Québec, Gilles Bélanger affirme vouloir continuer de défendre ses convictions en matière de souveraineté numérique. Son départ marque-t-il un tournant pour la CAQ ou est-ce simplement une crise passagère ? En vous posant cette question, je me demande si les Québécois verront dans ce geste l’expression d’une volonté démocratique de diversité au sein des partis politiques.
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