Depuis sept ans, le projet musical de Mathieu David Gagnon sous le nom de Flore Laurentienne a su captiver un public grandissant tant au Québec qu’à l’international. Avec la sortie récente de son troisième album intitulé « Volume III », le compositeur québécois continue d’attirer les regards et les oreilles, notamment en Europe où il vient tout juste de donner un concert à Prague.
Ce vendredi marquait une étape importante pour Flore Laurentienne avec la sortie de cet opus. Mathieu David Gagnon a partagé ses impressions sur cette nouvelle phase dans l’aventure musicale du projet lors d’une rencontre récente, soulignant que « c’est très intense comme début d’aventure ». Depuis le premier album en 2019, les attentes et la médiatisation ont évolué. Pourtant, pour lui, ce qui compte avant tout est de créer une musique dont il est fier et qui lui permet de vivre de son art sans compromis.
L’engagement du projet musical se traduit par un spectacle complet lors des concerts : Mathieu David Gagnon aux claviers, accompagné d’un quatuor à cordes et deux percussionnistes. Cette formation accompagne le compositeur même durant sa tournée européenne de six spectacles en neuf jours dans six pays différents. Pour préserver l’intégrité du son live, il n’hésite pas à voyager avec ses instruments précieux comme un Minimoog, parfois achetant un siège supplémentaire pour le transport aérien ou se déplaçant en train.
Dans une époque où la musique générée par l’intelligence artificielle gagne du terrain, Mathieu David Gagnon défend farouchement le pouvoir de la musique vivante. Pour lui, « les trois quarts du budget de l’album » sont investis dans des sessions studio avec 20 musiciens qui jouent ensemble en une ou deux prises. Il est convaincu que les machines ne pourront jamais remplacer la sensibilité et le talent d’un violoniste humain, ni capturer cette magie unique de l’instant présent sur scène.
La musique de Flore Laurentienne est un savant mélange entre synthétiseurs modernes et instrumentation classique. Chaque morceau a été enregistré « pour vrai », avec tous les musiciens jouant ensemble, sans recours à des bandes préprogrammées lors des concerts. Cette approche garantit que chaque performance est unique, influencée par l’environnement immédiat et la dynamique entre les artistes.
Quelle place occupera cette musique vivante dans un monde de plus en plus numérique ? Comment percevons-nous l’authenticité musicale à travers ces expériences partagées ?
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