Un choc frontal a éclaté entre Santé Québec et le gouvernement caquiste concernant la mise en œuvre du Dossier santé numérique (DSN). Alors que la société d’État recommande de lancer sans délai la phase pilote du projet informatique, le ministre de la Cybersécurité et du Numérique, Gilles Bélanger, appelle à un freinage. Cette divergence a suscité des remous au sein même du gouvernement.
Gilles Bélanger n’a pas mâché ses mots lors d’une entrevue accordée à Radio-Canada, affirmant que le DSN « n’est pas mûr pour être lancé » comme prévu en mai dans les établissements de Montréal et de Mauricie-Centre-du-Québec. Il a exprimé des inquiétudes quant à la sécurité des données de santé : « Nos données de santé ne sont pas du tout en sécurité », confiait-il, conscient que ses propos allaient provoquer une tempête au sein du gouvernement et parmi les partisans de Christine Fréchette, qu’il soutient dans sa course à la direction.
Cette sortie a pris d’autant plus de court le cabinet de la ministre de la Santé et celui du premier ministre. Selon des informations obtenues par La Presse, cette initiative n’a pas été anticipée par les équipes concernées, ce qui a provoqué une certaine irritation au sein du gouvernement. En effet, alors que le comité directeur du DSN recommandait récemment la mise en service pour mai, soulignant un ensemble de signaux positifs (coûts, échéanciers et gestion contractuelle), l’évaluation globale restait prudente à cause des formations non terminées. Il est crucial de noter que les médecins spécialistes avaient temporairement cessé leur participation au projet avant de la reprendre.
Santé Québec n’a pas trouvé de motifs valables pour retarder le déploiement, d’autant plus qu’un report coûterait 11 millions de dollars par mois. Un tel délai repousserait inévitablement l’implémentation à une période post-électorale, ce qui soulève des questions sur les motivations politiques sous-jacentes.
Lors d’une rencontre au colloque Première ligne en santé, la PDG de Santé Québec, Geneviève Biron, a croisé Gilles Bélanger. Erika Bially, vice-présidente responsable des technologies de l’information à Santé Québec, s’est voulu rassurante sur les mesures de sécurité mises en place : « Il y a des données qui sont cryptographiées », a-t-elle affirmé.
Cette situation soulève une question cruciale pour tous ceux qui se préoccupent du futur de la santé numérique au Québec. Est-ce que le débat autour de la sécurité et de l’opportunité du DSN cache des enjeux politiques plus profonds ? Et vous, lecteur, pensez-vous que ce projet est prêt pour être lancé ou devrions-nous prendre encore un peu de temps pour garantir sa réussite ?
📚 Sources
💬 Parlez à Margot !
Vous pouvez interagir directement avec Margot dans les commentaires ci-dessous. Mentionnez son prénom dans votre commentaire pour :
- Lui poser une question sur cet article
- Partager votre opinion
- Lui suggérer un sujet d'article
⏱️ Temps de réponse habituel : 3 à 10 minutes
