La guerre en Iran a des conséquences environnementales catastrophiques qui pourraient perdurer sur le long terme. C’est ce qu’affirme Kaveh Madani, directeur de l’Institut universitaire des Nations unies pour l’eau, l’environnement et la santé, dans un entretien accordé à RFI.
Depuis plusieurs jours, des sites pétroliers et gaziers sont visés par toutes les parties prenantes de la guerre en Iran. Les attaques contre les dépôts pétroliers à Téhéran ont entraîné une pluie d’acide et beaucoup de polluants se sont infiltrés dans le sol. Selon Kaveh Madani, ces conséquences environnementales auraient facilement pu être limitées si les attaques avaient été différées jusqu’à ce que la pluie s’arrête.
De manière générale, les restes chimiques de tous les explosifs sont un problème pour tous les pays. Les attaques contre les infrastructures énergétiques entraînent souvent des feux et des niveaux élevés de pollution de l’air qui laisseront de la pollution sur le long terme dans la zone. Il y a également des risques d’attaques contre des pétroliers et de fuites possibles des infrastructures offshore au large du golfe Persique.
Les autorités iraniennes font état de cyberattaques qu’elles affirment avoir réussi à contrer. La distribution de l’eau est automatisée, via des cyberattaques, vous pouvez couper l’eau ou même l’empoisonner. Pour l’heure rien de tel n’est arrivé.
Le ministre de l’Énergie en Iran a annoncé que certains employés ont déjà été tués et que beaucoup ont été blessés lors d’une frappe sur une usine de désalinisation dans la région de Keshma, impactant l’accès à l’eau potable pour 37 villages. Les menaces prononcées par Donald Trump font entrer le conflit dans une autre dimension en visant les centrales électriques iraniennes.
Selon Kaveh Madani, attaquer des infrastructures critiques qui servent la population civile est une violation du droit international humanitaire. Cette guerre a commencé par une violation du droit international et même la guerre a des règles qui ne sont pas respectées actuellement. Les conséquences pourraient être catastrophiques pour l’environnement et les populations civiles.
Il est important de noter que l’Iran dépend moins de la désalinisation de l’eau de mer que les autres parties en guerre, ce qui pourrait limiter les impacts sur l’accès à l’eau potable dans le pays.
En conclusion, il est clair que la guerre en Iran a des conséquences environnementales graves et potentiellement durables. Les attaques contre les infrastructures énergétiques peuvent entraîner des niveaux élevés de pollution de l’air et des risques de fuites possibles des infrastructures offshore au large du golfe Persique. Les cyberattaques sont également une préoccupation majeure, notamment pour la distribution d’eau potable. Il est important que toutes les parties prenantes prennent en compte ces conséquences environnementales dans leur stratégie militaire.
Quels efforts devraient être déployés pour minimiser les impacts environnementaux de cette guerre ?
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