La situation au Liban est critique depuis plusieurs semaines, avec plus d’un million de personnes déplacées en raison des combats qui ont lieu dans le pays. Selon Ghassan Salamé, ministre libanais de la Culture, cette crise umanitaire est due aux frappes israéliennes qui visent systématiquement les villages civils.
Le gouvernement libanais peine à répondre aux besoins de sa population relativement nombreuse et croissante, avec un Libanais sur six déplacé en raison des combats. Seuls 20% des déplacés ont trouvé un refuge pour l’instant, et la ville de Beyrouth est saturée en matière d’abris.
La situation financière du pays est également préoccupante, alors que le Liban sort à peine d’une crise financière et bancaire importante. Les dépenses nécessaires pour aider les personnes déplacées sont donc très élevées, et risquent de augmenter si jamais l’invasion terrestre au Liban-Sud devenait une réalité.
Selon Ghassan Salamé, contrairement aux conflits précédents, cette fois-ci, l’armée israélienne détruit systématiquement les villages dans l’intention évidente que les civils ne puissent plus jamais y retourner. Une vingtaine de villages ont subi des dommages partiels, tandis que 34 autres ont été entièrement détruits dans le pays.
Le ministre libanais de la Culture qualifie cette situation de dangereuse et estime qu’elle renforce l’idée qu’Israël a besoin d’une zone tampon qui éloigne la population civile de ses frontières. Aujourd’hui, on assiste à un grignotage quotidien du territoire libanais par l’armée israélienne pour étendre cette zone.
Bien que les autorités tentent de déplacer les populations du sud vers le nord où plus de ressources sont accessibles, une majorité de ces personnes préfèrent rester à proximité de leur village dans l’espoir d’y retourner. Cependant, selon Ghassan Salamé, pour beaucoup des habitants de ces villages déjà détruits ou qui risquent d’être détruits, leur exil intérieur risque de durer plus qu’il ne l’était dans les guerres passées.
Il est important de noter que cette crise umanitaire est le résultat direct de la guerre entre Israël et le Hezbollah, un groupe pro-iranien. Depuis le 2 mars dernier, l’armée israélienne bombarde le Liban après que le Hezbollah ait lancé des roquettes sur l’État hébreu pour venger la mort du guide suprême Ali Khamenei dans une attaque israélo-américaine.
Le ministre libanais de la Culture a également évoqué les problèmes financiers auxquels son gouvernement est confronté dans cette crise, avec des dépenses énormes pour aider ce million de personnes déplacées. Il a également souligné que le pays sort à peine d’une énorme crise financière et bancaire, ce qui rend la situation encore plus difficile.
En tant que journaliste politique, je ne peux m’empêcher de poser la question suivante : comment pouvons-nous permettre que cette situation continue sans réagir ? Les populations civiles sont les premières victimes de ces conflits, et il est temps que nous agissions pour mettre fin à cette crise umanitaire. Qu’attendons-nous pour intervenir et trouver une solution pacifique à ce conflit qui dure depuis trop longtemps ?