Le chef de cabinet du premier ministre québécois Martin Koskinen quitte ses fonctions à la mi-avril prochain, après avoir occupé ce poste névralgique pendant sept ans et demi. Cette nouvelle marque la fin d’une ère pour le gouvernement caquiste actuellement en place.
Koskinen a succédé à Jean-Roch Boivin, qui avait détenu le record de longévité pour un chef de cabinet de premier ministre à Québec avant lui. Les deux hommes se sont rencontrés récemment et ont échangé sur leur expérience respective au poste de chef de cabinet.
Boivin, qui a été conseiller spécial de René Lévesque pendant plus d’une décennie avant de devenir son chef de cabinet en 1977, a admis qu’il était « en maudit » lorsque La Presse lui a annoncé que Koskinen avait battu son record. Cependant, il a rapidement ajouté qu’il n’avait pas prêté attention à ce détail.
Koskinen, quant à lui, a déclaré se sentir plus détendu depuis qu’il a quitté ses fonctions. Il a comparé le poids de sa charge précédente à un « sac de pierres » sur ses épaules. Il a également mentionné avoir moins de problèmes insolubles dont il est responsable maintenant.
Les deux hommes ont également discuté de leur expérience en tant que chefs de cabinet pour des premiers ministres qui ont fondé de nouveaux partis politiques. Boivin a travaillé avec René Lévesque, tandis que Koskinen a été chef de cabinet pour François Legault lors de la création de la Coalition avenir Québec (CAQ).
Malgré les similitudes entre leurs expériences, Boivin et Koskinen ont tous deux souligné que le contexte politique était différent à leur époque respective. Boivin a également précisé qu’il avait toujours considéré René Lévesque comme son idole, tandis que Koskinen a déclaré que François Legault était son mentor depuis plus de 25 ans.
En quittant ses fonctions, Koskinen laisse derrière lui un gouvernement qui fait face à plusieurs défis, notamment la réforme de la santé et les relations avec les médecins. Il est intéressant de noter que l’un des épisodes marquants de ce dossier a été une sortie en règle contre le ministre Christian Dubé par l’ancien premier ministre Lucien Bouchard, qui était le négociateur en chef des médecins spécialistes.
En conclusion, le départ de Martin Koskinen marque la fin d’une ère pour le gouvernement caquiste. Les deux chefs de cabinet ont partagé leur expérience respective et ont souligné les similitudes entre leurs parcours, mais aussi les différences entre les contextes politiques dans lesquels ils ont travaillé. Le lecteur est invité à réfléchir sur l’importance du rôle de chef de cabinet dans la politique québécoise et sur les défis auxquels fait face le gouvernement actuel.