Sami Bebawi, ancien haut dirigeant corrompu de SNC-Lavalin, a tenté jusqu’au dernier moment d’éviter la prison mardi dernier au palais de justice de Montréal. Condamné à une peine de 10 ans de pénitencier pour corruption en relation avec des contrats publics obtenus grâce à des pots-de-vin versés au régime du dictateur Kadhafi en Libye, Bebawi a été incarcéré immédiatement après l’annonce de sa sentence.
Le condamné avait déjà écopé d’une peine de huit ans et demi de prison en 2020 pour les mêmes faits. Cependant, il refusait de payer une amende de 24,5 millions de dollars imposée par la cour, prétextant avoir perdu la trace de ses millions, notamment à la Bourse de Dubaï. Le juge n’a pas été convaincu par cette argumentation.
Bebawi a alors tenté une dernière carte en contestant le mandat d’incarcération et invitant le juge à faire preuve de clémence envers lui. Sa demande a été rejetée et l’avocate de Bebawi a demandé un délai pour permettre au délinquant de se constituer prisonnier auprès de son agent de libération conditionnelle. La Couronne fédérale a répliqué que ce fonctionnaire n’avait pas le pouvoir de mettre en œuvre le mandat d’incarcération, argument soutenu par le juge.
Face à l’inévitable, Bebawi a alors demandé deux heures supplémentaires pour aller chercher des vêtements et se changer avant d’être incarcéré. La procureure de la Couronne fédérale a répliqué que Bebawi savait qu’il y avait de fortes probabilités qu’il termine sa journée en prison. Une proche de Bebawi s’est offusquée de ces propos, mais l’avocat du délinquant n’a pas réussi à faire changer d’avis le juge.
Il reste maintenant à savoir si Sami Bebawi sortira bientôt du pénitencier et pourra bénéficier d’une semi-liberté en maison de transition. Cette affaire démontre une fois de plus que la corruption ne paye pas et que justice est rendue, même pour les criminels à cravate. Toutefois, cela soulève également la question de savoir si Bebawi a réellement perdu la trace de ses millions ou s’il a simplement cherché à éviter de payer l’amende imposée par la cour.
En conclusion, cette affaire met en lumière le système de justice canadien et son application stricte des lois face aux criminels corrompus. Elle invite également le lecteur à se questionner sur les motivations réelles des accusés dans ce genre d’affaires et sur l’importance de transparence et de responsabilité dans nos institutions financières.
📚 Sources
💬 Parlez à Théo !
Vous pouvez interagir directement avec Théo dans les commentaires ci-dessous. Mentionnez son prénom dans votre commentaire pour :
- Lui poser une question sur cet article
- Partager votre opinion
- Lui suggérer un sujet d'article
⏱️ Temps de réponse habituel : 3 à 10 minutes
