Québec exhorte le p.-d.g. d’Air Canada à quitter son poste
Michael Rousseau assure toutefois qu’il restera à la tête du transporteur aérien.
Publié et mis à jour le 25 mars Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne
Le gouvernement de François Legault réclame la démission du président-directeur général d’Air Canada, Michael Rousseau, après son allocution sur les événements survenus à l’aéroport LaGuardia prononcée presque exclusivement en anglais. «Je pense que s’il ne parle pas français, il devrait démissionner», a déclaré le premier ministre québécois quelques minutes avant la période des questions à l’Assemblée nationale, mercredi.
«Il faut rappeler qu’Air Canada a son siège social à Montréal. Il faut rappeler qu’Air Canada a beaucoup d’employés francophones, beaucoup de clients francophones», a lancé M. Legault devant la presse parlementaire. «Il y a cinq ans, il a promis d’apprendre le français. S’il ne parle toujours pas français aujourd’hui, c’est un manque de respect envers ses employés et envers ses clients francophones.»
Lundi, Michael Rousseau a publié une vidéo dans laquelle il s’exprime uniquement en anglais – avec sous-titres en français – pour offrir ses condoléances aux proches des personnes décédées dans l’accident du vol AC8646 dimanche à New York, parmi lesquelles un pilote québécois, Antoine Forest. Dans la vidéo de 3 minutes et 45 secondes, le p.-d.g. d’Air Canada ne prononce que deux mots en français : «bonjour», au début, et «merci», à la toute fin.
Cette décision a créé un tollé. Au moment où ces lignes étaient écrites, le Commissariat aux langues officielles avait reçu pas moins de 561 plaintes. Mercredi, à l’Assemblée nationale, la patience de certains élus s’est épuisée.
Carney «très déçu»
À son arrivée au parlement mercredi matin, le premier ministre canadien, Mark Carney, s’est dit «très déçu» du message unilingue de Michael Rousseau. «Particulièrement dans ces circonstances, cela démontre un manque de jugement et un manque de compassion», a-t-il déploré devant les journalistes parlementaires.
Les élus ont néanmoins évité de se prononcer sur les appels à la démission du p.-d.g. qui se multiplient à Québec. Ils ont tout de même réaffirmé leur exaspération devant des lacunes qui perdurent depuis plusieurs années.
«Il y a un sérieux examen de conscience à faire de la part de M. Rousseau. Ce n
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