Belœil – Prise «entre Trump et Legault», une entreprise lutte pour garder la tête hors de l’eau
Cyrell AMP, une entreprise manufacturière de Belœil en Montérégie, se retrouve dans une situation précaire suite à une double contrainte : les droits de douane américains sur les produits de l’acier et de l’aluminium d’une part, et les restrictions sur l’embauche de travailleurs temporaires au Québec d’autre part. L’entreprise craint la perte prochaine de 24 travailleurs étrangers, dont les permis de travail temporaires arriveront à échéance lors des deux prochaines années.
La fin du Programme d’expérience québécoise (PEQ) et les limitations fédérales sur l’embauche de travailleurs temporaires rendent périlleux le renouvellement de leur permis. Les travailleurs étrangers représentent environ 30% de la main-d’œuvre totale de Cyrell AMP, occupant des postes de journaliers, soudeurs, plieurs ou opérateurs de machinerie. L’entreprise craint que ces employés ne puissent pas obtenir une résidence permanente en tant que travailleurs manuels, étant peu qualifiés selon les critères du Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ).
Le gouvernement fédéral limite également à 15% la proportion de travailleurs étrangers temporaires au sein d’une entreprise, ce qui forcera Cyrell AMP à faire des choix difficiles. L’entreprise risque ainsi de perdre 12 travailleurs à la fin 2026 et une douzaine d’autres en 2027, ce qui pourrait entraîner le refus de contrats et freiner les désirs d’investissement.
Ces bouleversements surviennent alors que l’entreprise reprend du poil de la bête après une dernière année orageuse. Travaillant avec l’acier et l’aluminium, Cyrell AMP a vu ses produits frappés de droits de douane de 50% à l’entrée aux États-Unis, entraînant des pertes estimées à 2 millions et plusieurs licenciements. Cependant, une embellie se profile avec la récente signature du plus gros contrat de son existence sur le marché américain pour la construction d’un centre de recherche de Nokia au New Jersey.
Néanmoins, l’incertitude demeure tant du côté des États-Unis que de la main-d’œuvre. L’entreprise doit rester agile face aux défis à venir et faire preuve de résilience pour préserver son activité et ses emplois. Le lecteur est invité à réfléchir sur les conséquences de ces restrictions sur l’économie québécoise et les entreprises qui en dépendent.
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