Le verdict est tombé dans une affaire judiciaire inédite aux États-Unis: les réseaux sociaux Instagram et YouTube sont considérés comme responsables des problèmes de santé mentale d’une adolescente, ouvrant ainsi la voie à une indemnisation potentiellement très élevée pour cette jeune femme.
Kaley G.M., 20 ans, a poursuivi les deux plateformes en justice pour avoir alimenté sa dépression et ses idées suicidaires lorsqu’elle était adolescente. Elle avait découvert YouTube à l’âge de 6 ans et s’était inscrite en cachette sur Instagram à l’âge de 9 ans.
Le jury d’un tribunal civil de Los Angeles a condamné les deux plateformes à verser des dommages-intérêts à la victime, soit 3 millions de dollars au total. Cependant, ce montant pourrait être démultiplié dans la journée, car 10 des 12 jurés ont conclu que Meta, la maison mère d’Instagram, et YouTube (Google) avaient agi de manière frauduleuse et délibérée.
Cette condamnation est un tournant pour les réseaux sociaux, qui sont poursuivis aux États-Unis par des milliers de familles et de districts scolaires accusant ces plateformes d’être responsables d’une épidémie de troubles mentaux chez les jeunes. TikTok et Snapchat ont choisi de signer une transaction confidentielle avec Kaley G.M. pour éviter un procès similaire.
Au cours du procès, qui a duré six semaines, des milliers de pages de documentation interne des deux géants ont été décortiquées. Le jury a conclu que les deux groupes avaient fait preuve de négligence dans la conception de leur réseau social et n’avaient pas suffisamment averti les utilisateurs de la dangerosité de leur plateforme pour les mineurs.
Cette condamnation est un électrochoc pour l’industrie des réseaux sociaux, qui doit désormais rendre des comptes sur ses pratiques. Les fonctionnalités telles que les mentions « j’aime », le défilement infini et les notifications nocturnes ont été accusées d’alimenter la dépendance des utilisateurs, en particulier chez les mineurs.
En tant que journaliste spécialisé en justice, je ne peux m’empêcher de poser la question suivante: comment ces réseaux sociaux peuvent-ils adapter leurs pratiques pour protéger la santé mentale de leurs jeunes utilisateurs tout en conservant leur modèle économique basé sur l’engagement et la dépendance?
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