Le Festival des Langues Françaises à Rouen se déroule actuellement pour sa huitième édition, mettant en avant une quinzaine d’auteur(e)s et leurs manières de dire le monde. Parmi eux, Aline César et Israël Nzila sont au centre de l’attention avec leurs textes respectively intitulés « Reconnaissance : Damas » et « Clipping ».
Aline César, autrice et historienne de formation, présente son texte « Reconnaissance : Damas », une œuvre d’autofiction qui explore ses propres origines entre les deux rives de la Méditerranée. Elle raconte l’histoire d’une jeune femme abandonnée par ses parents et à la recherche de ses racines, découvrant au fil de son enquête des liens complexes entre l’Algérie, la Syrie et le monde arabe en général.
Son texte sera lu devant un public lors du festival, une étape importante pour l’autrice qui souhaite confronter sa création aux réactions des spectateurs. Elle-même a mis en lecture son œuvre, soulignant ainsi l’importance de cette première phase avant toute mise en scène.
De son côté, Israël Nzila, lauréat du Prix Théâtre 2025, présente « Clipping », un texte qui joue sur la notion de distorsion sonore et explore les traumatismes liés à la guerre. Le récit suit Do, une femme dont l’enfance a été marquée par le conflit en République Démocratique du Congo. En errance sur un marché de Lubumbashi, elle affirme avoir perdu son bébé dans la foule, mais est-ce réalité ou hallucination ? Est-elle folle ?
La metteuse en scène Anne-Sophie Pochet a travaillé sur ce texte pour l’amener à mi-chemin entre lecture et spectacle, une « specture » qui permet de faire résonner sa théâtralité tout en mettant en valeur la qualité littéraire du texte. Israël Nzila, ayant grandi à Lubumbashi, souligne l’importance de nommer cette violence avec la langue, soulignant ainsi le pouvoir des mots pour influencer nos mentalités.
En conclusion, ce festival des Langues Françaises offre une belle occasion d’explorer les blessures de l’histoire à travers deux textes puissants et sensibles. « Reconnaissance : Damas » de Aline César et « Clipping » d’Israël Nzila invitent le lecteur à se questionner sur les relations complexes entre les pays, les traumatismes liés aux conflits armés et l’importance du langage pour nommer ces violences.
Et vous, cher lecteur, quels sont les textes ou œuvres qui vous ont touché(e) récemment ? Comment l’art peut-il aider à explorer nos blessures collectives et individuelles ?
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