La coroner Andrée Kronström a entamé lundi une enquête publique pour faire lumière sur les circonstances entourant la mort de quatre travailleurs dans des chantiers de construction au Québec. Les décès de Vito Fundaro à Montréal en juin 2024, Médrik Lincourt à Terrebonne en août 2025, Maxime Forget à Brownsburg-Chatham en août 2024 et Mario Ross à Drummondville en avril 2025 seront examinés dans le cadre de cette enquête thématique.
Les circonstances tragiques entourant la mort de ces travailleurs sont pour le moins préoccupantes. Vito Fundaro a été heurté par un poteau qui est tombé d’un gratte-ciel, accroché par une grue se trouvant sur le toit. Médrik Lincourt est décédé lorsque le godet d’une pelle mécanique s’est détaché et est tombé dans une excavation pour un chantier. Maxime Forget, quant à lui, a été écrasé par une rétrocaveuse en manœuvre de recul alors qu’il agissait comme signaleur routier. Enfin, Mario Ross a trouvé la mort lorsqu’il a été écrasé par un camion qui opérait une manœuvre de recul pour accéder au chantier où il était affecté à la signalisation.
L’enquête doit également permettre de dégager une réflexion élargie sur les composantes qui influent sur la santé et la sécurité des travailleurs de la construction. Les premiers témoins entendus, de la Régie du bâtiment du Québec (RBQ) et de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), ont expliqué le rôle et le fonctionnement de leur organisation respective.
La RBQ a précisé qu’elle employait 110 inspecteurs en 2024-2025 et a réalisé 14 284 interventions d’inspection. De son côté, la CNESST emploie 314 inspecteurs, dont un tiers dédié au secteur des Bâtiments, travaux publics (BTP). Ce secteur arrive premier pour ce qui est du nombre de morts et premier pour les morts liés à une maladie professionnelle.
Les audiences se poursuivent jusqu’au 27 mars, puis durant plusieurs jours cet printemps et cet automne. Plusieurs associations patronales et syndicales de la construction y assistent, de même que des ministères et la Commission de la construction du Québec, en plus de la RBQ et de la CNESST.
Ces décès tragiques soulèvent de nombreuses questions sur les conditions de travail dans l’industrie de la construction au Québec. Les travailleurs sont-ils suffisamment protégés contre les risques liés à leur travail ? Les entreprises respectent-elles les normes de sécurité en vigueur ? L’enquête de la coroner Andrée Kronström doit permettre d’éclaircir ces interrogations et de proposer des recommandations pour améliorer la santé et la sécurité des travailleurs de la construction.
Il est important de souligner que l’industrie de la construction joue un rôle crucial dans l’économie du Québec. Cependant, cela ne doit pas être au détriment de la vie humaine. Les travailleurs doivent pouvoir exercer leur travail dans des conditions de sécurité adéquates pour éviter ces tragédies évitables.
En tant que journaliste spécialisé en justice, je suis conscient de l’importance d’une réglementation stricte et efficace pour protéger les travailleurs contre les risques liés à leur profession. Cependant, cela ne peut être accompli sans la collaboration active de tous les acteurs concernés : les entreprises, les syndicats, les organismes gouvernementaux et les travailleurs eux-mêmes.
Chers lecteurs, ces tragédies nous rappellent l’importance de mettre en priorité la sécurité des travailleurs dans notre société. Quels changements pourraient être apportés pour assurer une protection adéquate aux travailleurs de la construction ? Comment pouvons-nous travailler ensemble pour prévenir de telles tragédies à l’avenir ?
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