Le ministre des Finances du Québec, Eric Girard, a peut-être présenté son dernier budget cette semaine, mais la question qui se pose est de savoir si le Québec est Really en meilleure santé financière après huit années sous la Coalition avenir Québec (CAQ). Les déficits se sont succédé et le chemin tracé par le ministre pour revenir à l’équilibre budgétaire repose sur des hypothèses fragiles.
D’un côté, il y a un élément positif à mettre au crédit du ministre Girard : la dette du Québec a diminué dans les dernières années, passant d’une valeur représentant 45,9% du PIB en 2018 à 38,8% aujourd’hui. Cependant, cette dette était déjà en baisse avant l’arrivée de la CAQ au pouvoir en 2018, et elle est actuellement en remontée, avec un ratio dette/PIB qui devrait atteindre 39,3% en 2028.
Le problème principal réside dans les revenus du gouvernement. Le poids des revenus dans l’économie a diminué de 26,1% en 2018-2019 à 25,0% en 2026-2027, principalement en raison des mesures prises par le gouvernement pour remettre de l’argent dans le portefeuille des Québécois, telles que la baisse d’impôt annoncée dans le budget 2023-2024 et les contributions du gouvernement pour limiter la hausse des comptes de taxe scolaire. Ces décisions ont réduit la capacité de l’État à générer des revenus et à atteindre l’équilibre budgétaire.
Dans un contexte de faible croissance économique, avec une incertitude qui ne fait que grandir, les baisses d’impôts et de taxes pèsent encore plus lourd. Le gouvernement n’a donc pas d’autre choix que de diminuer les dépenses pour revenir à l’équilibre budgétaire. Cependant, le travail à faire sera colossal : la hausse des dépenses totales sera limitée à 2% en moyenne par année d’ici cinq ans, et il y a environ 5 milliards de dollars d’écarts à résorber pour arriver à l’équilibre en 2029-2030.
Il est important de noter que le ministre Girard a déclaré lors d’une entrevue qu’il avait pour objectif, dans les faits, de ne pas dépasser une croissance des dépenses totales de 3%. Cependant, cette déclaration est étonnante étant donné que cela signifie que le chemin tracé pour revenir à l’équilibre budgétaire pourrait être plus difficile que prévu.
Le ministre a également déclaré que les écarts à résorber disparaîtraient lorsque la révision de l’ACEUM par le Canada, les États-Unis et le Mexique serait terminée. Cependant, cette projection est très fragile étant donné le caractère intempestif et imprévisible du président des États-Unis, Donald Trump.
En conclusion, il est clair que le trajet vers l’équilibre budgétaire sera difficile pour le gouvernement Legault. Le gouvernement a réduit sa marge de manœuvre en prenant des mesures pour remettre de l’argent dans le portefeuille des Québécois, ce qui affecte ses revenus. De plus, les tensions géopolitiques, la guerre commerciale avec les États-Unis, le vieillissement de la population et la baisse de la population viennent amplifier les difficultés du Québec.
Il est donc important que le gouvernement prenne en compte ces facteurs dans sa planification financière à l’avenir pour éviter une crise budgétaire. Mais