Le premier ministre sortant du Québec, François Legault, a décidé de rester député de la circonscription de L’Assomption jusqu’à la fin de son mandat, malgré sa décision de céder son poste de chef du gouvernement à Christine Fréchette ou Bernard Drainville au cours de la mi-avril prochain. Cette annonce a été faite par le cabinet du premier ministre dans une déclaration envoyée à La Presse et rapportée par Cogeco.
Cette décision de François Legault est motivée avant tout par un sens des responsabilités envers ses citoyens, selon son équipe. En effet, si le chef caquiste avait quitté la vie politique québécoise dès le mois prochain, il n’aurait pas pu toucher l’allocation de transition d’environ 300 000 $ qui lui était due en tant qu’ancien premier ministre. Cependant, ce n’est pas là l’élément déterminant dans sa décision.
Le député de L’Assomption souhaite ainsi rester actif dans sa circonscription jusqu’à la fin de son mandat et continuer à représenter ses citoyens au Parlement québécois. Il prévoit notamment de rencontrer les habitants de sa circonscription et de mettre en valeur les entreprises locales, fidèle à ses priorités en matière d’économie et de développement régional.
Cependant, il ne sera pas très présent à l’Assemblée nationale dans les prochaines semaines, excepté pour les votes importants, comme celui concernant un projet de loi qui lui tient particulièrement à cœur. Il ne participera également pas aux réunions du caucus caquiste afin de laisser la latitude nécessaire à son successeur pour exercer son autorité et mettre en œuvre son programme politique.
Il est important de noter que si François Legault avait démissionné de son poste de député à la mi-avril, cela n’aurait pas entraîné la tenue d’une élection partielle. En effet, selon la loi électorale québécoise, une élection partielle n’est pas nécessaire lorsqu’un élu quitte ses fonctions moins de six mois avant les élections générales.
Cette décision de François Legault soulève plusieurs questions sur l’avenir politique du Québec et sur la manière dont le chef caquiste souhaite clore sa carrière politique. Il est intéressant de noter que Christine Fréchette et Bernard Drainville, qui sont pressentis pour lui succéder à la tête du parti, ont chacun pris des positions en rupture avec la gouverne de François Legault ces derniers temps.
En attendant d’en savoir plus sur les choix politiques qui seront faits par le nouveau chef du Parti québécois, il est important de souligner l’importance de la responsabilité et de l’engagement envers les citoyens que représente cette décision de François Legault. En effet, en restant député jusqu’à la fin de son mandat, il démontre sa volonté de continuer à représenter ses concitoyens et de leur offrir une présence politique active dans leur circonscription.
Margot