La guerre au Moyen-Orient a atteint un nouveau niveau de tension avec les frappes israélo-américaines sur des installations gazières en Iran, provoquant une vive inquiétude parmi les pays du Golfe. Les monarchies arabes ont condamné ces attaques, soulignant leur crainte d’être entraînées dans ce conflit dont elles ne voulaient pas.
Le Qatar, qui exploite le champ gazier de South Pars avec l’Iran, a été le premier à réagir en dénonçant une «démarche dangereuse et irresponsable». Les Émirats arabes unis ont également condamné les frappes, estimant qu’elles constituaient une menace directe pour la sécurité énergétique mondiale. Cette inquiétude est justifiée par le fait que leurs infrastructures énergétiques sont des cibles potentielles pour Téhéran.
L’ancien ambassadeur français en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis, François Gouyette, analyse cette situation au micro de RFI : «Les pays du Golfe n’ont pas été consultés, ils n’ont pas approuvé cette guerre. Ils se sont gardés jusqu’à présent de s’y rallier, malgré les pressions des Américains… Plus tôt le conflit s’arrêtera, mieux ce sera et en même temps, on voit bien que si le conflit doit s’arrêter, ils souhaitent que les Américains aient suffisamment avancé dans le sens de l’objectif de réduction significative des capacités offensives de l’Iran, de manière à ne pas se retrouver demain avec un régime failli, mais qui serait toujours en place et qui serait une menace pour les voisins du Golfe.»
Ces communications des pays arabes du Golfe soulignent leur inquiétude mais surtout leur réprobation de ces frappes. Dans son communiqué, le Qatar accuse nommément Israël d’être responsable du bombardement de ce mercredi. Cette critique frontale du pays dont l’action au Moyen-Orient est jugée de plus en plus sévèrement par les monarchies du Golfe.
Il est important de noter que cette guerre a des répercussions non seulement sur la sécurité et la stabilité de la région, mais aussi sur l’économie mondiale, notamment en ce qui concerne la sécurité énergétique. Les pays du Golfe sont des acteurs clés dans le marché mondial du pétrole et du gaz naturel liquéfié.
En conclusion, il est clair que les frappes israélo-américaines ont exacerbé les tensions au Moyen-Orient, entraînant l’inquiétude des pays du Golfe qui craignent d’être entraînés dans ce conflit. La question maintenant est de savoir si une solution pacifique peut être trouvée pour mettre fin à cette guerre et éviter un embrasement régional plus large.
Combien de temps encore les pays du Golfe seront-ils spectateurs de cette guerre qui menace leur sécurité et leur modèle économique ?