La crise géopolitique en Iran a des répercussions inattendues sur les habitudes de consommation des Québécois. Depuis que la guerre a éclaté entre l’Iran et les États-Unis le 28 février dernier, on assiste à une augmentation de l’intérêt pour les véhicules électriques.
Cette tendance est observable tant chez les concessionnaires automobiles qu’auprès des groupes écologistes qui y voient une preuve supplémentaire de la nécessité de transitionner vers des sources d’énergie plus renouvelables. La hausse du prix de l’essence, conséquence directe des tensions au Moyen-Orient, semble être le principal facteur explicatif de ce phénomène.
Selon Carla Silvestrone, responsable des relations de presse pour AutoHebdo, les données de sa plateforme indiquent une augmentation de l’intérêt pour les véhicules électriques ces dernières semaines. Cependant, il est encore trop tôt pour déterminer si cette tendance se maintiendra à long terme.
Les concessionnaires automobiles font également état d’une plus grande curiosité de la part des clients concernant les véhicules électrifiés. Toutefois, Ian P. Sam Yue Chi, président-directeur général de la Corporation des Concessionnaires Automobiles du Québec (CCAQ), précise qu’il est trop tôt pour quantifier l’impact réel de cette tendance.
La question que se posent plusieurs Québécois est celle de savoir combien de temps ce conflit armé va durer et si les prix à la pompe actuels vont se maintenir sur le long terme. Ces incertitudes sont compréhensibles étant donné que, contrairement à l’hydroélectricité, le prix de l’essence est fixé par les marchés internationaux.
Des groupes écologistes appellent d’ailleurs à s’affranchir de cette dépendance aux énergies fossiles qui rend vulnérables nos systèmes économiques et nos communautés. La coalition « Sortons le gaz ! » estime que plus nous dépendons du pétrole, plus nous sommes pris en otages par des intérêts impérialistes créant et se nourrissant du chaos.
Dans un monde aussi instable, l’électricité renouvelable du Québec pourrait être un atout majeur pour protéger les ménages, les institutions et les entreprises contre la volatilité des prix fossiles. Cependant, cela nécessite de faire les bons choix collectifs en matière d’énergie.
En somme, la crise en Iran nous rappelle que notre dépendance aux énergies fossiles peut avoir des conséquences indirectes sur nos habitudes de consommation. Cela devrait-il nous inciter à accélérer la transition vers des sources d’énergie plus renouvelables ?