Le gouvernement fédéral a annoncé la prolongation d’un an des permis de travail temporaire pour certains travailleurs étrangers qui étaient sur le point de voir leur statut expirer. Cette mesure vise à permettre aux employeurs canadiens de remplir les postes vacants dans divers secteurs, notamment ceux de l’agriculture et de la restauration.
Les travailleurs étrangers temporaires touchés par cette prolongation sont principalement ceux dont le permis expirait entre octobre 2021 et septembre 2022. Ils pourront maintenant continuer à travailler au Canada jusqu’à la fin de leur saison ou jusqu’à ce qu’un autre travailleur qualifié puisse les remplacer, selon l’une des deux conditions qui seront évaluées sur une base individuelle.
Cette annonce est une réponse aux difficultés rencontrées par plusieurs employeurs canadiens dans le recrutement et la rétention de main-d’œuvre. Le ministre de l’Emploi, de la Diversification des ressources naturelles et du Développement économique, Carla Qualtrough, a déclaré que cette mesure permettra de soutenir les industries canadiennes qui font face à une pénurie de travailleurs, notamment en raison de la pandémie de COVID-19.
Cependant, certains critiques estiment que cette prolongation profite principalement aux employeurs plutôt qu’aux travailleurs étrangers temporaires. Ils soulignent que ces travailleurs sont souvent exploités et mal payés, sans bénéficier des mêmes droits sociaux que les travailleurs canadiens.
En conclusion, bien que la prolongation des permis de travail temporaire pour certaines personnes visées puisse aider à combler des postes vacants dans plusieurs secteurs au Canada, il convient également d’examiner les conditions de travail et les droits sociaux auxquels sont confrontés ces travailleurs.